Saint Till (Tillo) - Association de Brageac pour Saint Come et Saint Damien

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Saint Till (Tillo)

Histoire de Saint TILL
connu aussi sous les noms de SAINT TILLO ou SAINT THÉAU ou encore TILLON, OU THIELMAN, ABBÉ DE SOLIGNAC (an 702).


Le premier monastére, fondé vers 675, dut sa naissance à un homme dont la vie fut une curieuse histoire. Né en Saxe, Vers l'an 635, sous le règne de Dagobert 1er, le sort des armes fit tomber entre les mains des Francs un Saxon, nommé Till.

Dans la foule des captifs que la charité de St Eloi le portait à racheter, il distingua le jeune Saxon, et, après l'avoir affranchi en présence du roi, il le reçut dans sa maison, le traita comme un frère et le fit initier, au christianisme. Till mit à profit les pieuses leçons qu'il recevait ; ses talents se développaient en même temps qu'il s'avançait dans la pratique des vertus chrétiennes.

Bientôt son bienfaiteur lui ouvrit les portes du monastère de Solignac qu'il avait fondé en Limousin. Till y demeura quelques temps, mais il en partit pour remplir une mission qu'Eloi lui avait donnée ; il se rendit dans la Gaule en Belgique pour convertir à la religion chrétienne les Suèves et les Frisons qui s'étaient établis sur les bords de la mer, dans le voisinage d'Anvers. Après avoir employé une partie de sa jeunesse aux travaux pénibles de l'apostolat, et avoir laissé dans la Belgique des souvenirs durables de sa sainteté, il rentra à Solignac.

Mais l'austérité de la vie monastique n'étant pas suffisante pour satisfaire son extrême ferveur, il résolut de se retirer dans la solitude pour y mener la vie érémitique. C'est dans la partie occidentale tous prêts du bourg de Brageac, dans les gorges désertes de la vallée d’Auze, qu'il vint planter la croix et fonder sa cellule. Il l’établit sur la crête d'un rocher qui forme un angle saillant dans la vallée, et dont la base est baignée par l’Auze qui le contourne et I'environne de trois côtés. Au dessus de l'ermitage, des roches escarpées s'élèvent nues et déchirées à une grande hauteur, tel est le site que Till avait choisi. Cette riche végétation des humbles collines, ces eaux calmes et paisibles qui serpentent sur des tapis de verdure; mais il n'est pas sans grandeur, et, s'il ne charme pas le regard, il élève l'âme.

On visite encore avec un pieux respect les vestiges de la cellule du noble Saxon. Bâtie en pierre sèche, adossée contre la roche, elle a la forme d'un bâtiment carré, dont chaque côté n'a que deux mètres environ de longueur ; elle était un peu creusée dans la roche, et on y descendait par deux ou trois degrés qui existent encore.

Sur le point le plus élevé du rocher est une croix en
pierre qui n'est plus celle au pied de laquelle le saint ermite venait se prosterner ; mais elle en a conservé le souvenir, et elle porte encore le nom de croix de Saint Till.

Le concours de ceux qui venaient réclamer les conseils de Till, ou qui voulaient vivre sous sa direction, devint si considérable, qu'il sentit la nécessité d'élever un monastère qui prit le nom aujourd'hui de Brageac ; il en jeta les fondements sur les roches escarpées qui dominaient l'ermitage.


Sentant sa fin approcher, à l'age de 94 ans, le fondateur du monastére quitta sa cellule et son monastère de Brageac, et revint mourir au berceau de sa vie religieuse, à Solignac.

 
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